LINKY

 1°) origine

Directive européenne 2009/72 : déploiement pour au moins 80% des consommateurs du marché intérieur.

Transposée dans la loi française sur la Transition Energétique.

« Le Conseil de l'UE, seul ou avec le Parlement européen, peut aussi prendre des directives. Elles lient les Etats destinataires par un objectif à atteindre, dans un délai fixé – en général deux ans – mais leur laisse le choix des moyens à utiliser. « Transposer une directive » signifie donc promulguer une loi nationale avec l'objectif fixé par le conseil des ministres. »  Source : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/05/21/quelle-est-l-influence-de-l-ue-sur-la-loi-francaise_4422034_4355770.html

 Plus loin encore, les compteurs « dits intelligents » sont installés dans de nombreux pays du monde, selon une directive dont on ne connaît pas l’origine, probablement Big Data, dont nous reparlerons plus loin.

 Bien que découlant d’une directive européenne, les Allemands ont refusé de l’installer. Seules les entreprises peuvent l’installer si elles le souhaitent. Et jusque-là, ils n’encourent pas de sanctions !

 2°) FONCTIONNEMENT

 Le compteur actuel envoie du courant en 50 Hz conformément aux contrats signés entre les consommateurs et EDF.

En cas de tarif de jour/nuit, deux fois par jour, est injecté dans le réseau domestique un courant de 175 Hz.

 Le compteur LINKY injecte, en plus du courant actuel, du CPL Courant porteur en ligne dont la fréquence va de 100 Khz 490 Khz (protocole CPL G3) selon une étude de l'Université Télécom de Bretagne.

Le CPL a pour but de transférer les informations numériques en passant par les lignes électriques. Ceci dans un premier temps. Nous en sommes au CPL G3 qui a pour objectif des possibilités accrues de pilotage à distance, avec un débit 10 fois supérieur à celui au CPL G1 de départ. La fréquence du CPL G1 était de 100 KHz comme à Lyon au moment de l’expérimentation.

Qui peut affirmer que le CPL G3 ne va pas devenir CPL G4, voire G5 ? Plus il y a besoin de débit, plus la fréquence augmente comme nous le voyons avec la téléphonie mobile qui atteint la 5G.

 Autre point : Linky sert de répéteur pour les autres compteurs jusqu’à 300m. Il répète le signal des compteurs alentours jusqu’aux concentrateurs d’EDF, qui envoient ensuite les données par GPRS (la norme GPRS = la même que celle utilisée dans la téléphonie mobile). Il y a donc augmentation de la radiativité des liaisons électriques. D’où augmentation de la pollution électromagnétique, d’autant plus qu’il faut installer 740 000 antennes relais en plus, sur les transformateurs existants.

 Pour ce qui est des zones isolées, la transmission des données se fera par émetteurs radiofréquences Hautes Fréquences Micro-Ondes Mhz, à l’équivalent des smartMaters.

 Les modules domestiques de visualisation seront également par émetteurs radiofréquences Hautes Fréquences Micro-Ondes Mhz.

 3°) LA SANTE- PRINCIPE DE PRECAUTION

Directive européenne transposée dans la loi française sur la transition énergétique. Cette loi, dans son titre Premier précise l’objectif :

  • définir les objectifs communs pour réussir la transition énergétique,

  • renforcer l’indépendance «énergétique et la compétitivité économique de la France

  • préserver la santé humaine et l’environnement

  • lutter contre le réchauffement climatique

 La préservation de la santé humaine est reprise dans l’article L. 100-1 du code de l’énergie dans son paragraphe 4.

 Idem dans la loi 2015-992 du 17 août 2015.

 Or il s’avère que le compteur LINKY est un véritable poison pour l’organisme. Le CRIIREM recommande de rester à au moins 2 m du compteur. Dans certains immeubles, les compteurs sont installés à portée des logements, pas obligatoirement au sous-sol. De plus, ils sont logiquement regroupés, en général dans les couloirs, les paliers.

 De plus, si le compteur lui-même n’émettait, comme le dit le directeur d’EDF des ondes électromagnétiques pas plus fortes qu’un grille-pain, c’est le CPL qu’il envoie dans les lignes qui est LE véritable danger. Les radiofréquences CPL du Linky sont officiellement classées « potentiellement cancérigènes » (catégorie 2B) depuis 4 ans par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l’OMS.

 Ce classement annoncé par un communiqué du 31 mai 2011 du CIRC, confirmé par la monographie n° 102 parue en 2013, concerne aussi bien les radiofréquences CPL et les micro-ondes GPRS du Linky, que les micro-ondes des téléphones portables 2G, 3G et 4G, et le wifi.

Dans ce cas, la moindre des choses est d’appliquer le principe de précaution.

 Adossé à la Constitution Française, il est placé en haut de la hiérarchie des normes et s'impose donc, qu'il existe ou non des dispositions législatives ou réglementaires.

 Définition :« Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. »

Le juge communautaire a consacré ce principe comme un « principe général du droit » par deux arrêts rendus le 5 mai 1998 dans des affaires relatives à l’encéphalopathie spongiforme bovine. Il affirme qu’« il doit être admis que, lorsque des incertitudes subsistent quant à l’existence ou à la portée des risques pour la santé des personnes, que les institutions peuvent prendre des mesures de protection sans avoir à attendre que la réalité et la gravité de ces risques soient pleinement démontrées » . Depuis lors, ce principe couvre en droit communautaire un champ d’application plus large que celui de l’environnement, notamment le domaine des produits de santé ou de la sécurité alimentaire. En outre, par deux arrêts rendus le 11 septembre 2002 , le juge communautaire a apporté des précisions importantes. Il rappelle que la mesure ne peut être fondée sur de simples hypothèses scientifiquement non vérifiées, mais doit se fonder sur un risque potentiel ayant un certain degré de probabilité et qu’il est impossible de placer le risque au niveau « risque zéro ».

 Jusque-là, seule la chaleur émanant des appareils électromagnétiques a été étudiée, notamment celle du téléphone portable.

 Des études sont faites sur les émissions électromagnétiques du CPL, notamment par l’Université européenne Télécom de Bretagne (Thèse de Doctorat Amilcar Mescco).

Les fils électriques des réseaux de basse et moyenne tension n’ont pas été initialement conçus pour propager des signaux de communication à des fréquences supérieures à 1 Khz. En conséquence, le canal de communication génère une déperdition énergétique due aux radiations. Ces radiations se propagent par de multiples trajets dans les pièces d’habitation. Les fils de cuivre agissent comme une antenne et une partie de la puissance transmise est rayonnée. Ce qui crée des problèmes de compatibilité électromagnétique (CEM).

Et ceci, 24h/24 !

Ce signal peut donc interférer avec d’autres services existants, notamment la radiodiffusion à ondes courtes.

 Ce n’est qu'en 2016, que le Laboratoire d’Essais a procédé, à la demande d’EDF, à des mesures de champs radiatifs du Linky. Soit pendant le déploiement du compteur !

 Si l’ANSES a validé le Linky, elle a aussi validé les OGM, les vaccins avec aluminium, les huiles minérales dans l’alimentation, les poulets au chlore et à la dioxine..

Elle a cependant conseillé de « réduire les expositions » !

 Qu’en est-il de l’augmentation de l’hypersensibilité, proportionnelle à celle du déploiement du Linky ? Comment EDF compte-t-il gérer ce problème ? Est-il normal que des personnes doivent fuir leur logement, ne pouvant plus y vivre, quelques jours après l’installation du Linky ?

 Car les études se font avec des appareils et non sur le corps humain, composé à 75 % d'eau, et comprenant une surface de peau bien plus importante que la surface d'une antenne d'appareil. Sans compter l'interaction des ondes avec l'électricité statique naturelle du corps.

 Le comté de Santa Cruz, en Californie, a fini par décréter fin janvier (2012?) un moratoire sur l’implantation de ces compteurs. Cette décision s’appuie sur un rapport [7] commandé en décembre 2011 au médecin Poki Stewart Namkung, l’officier de la santé publique du comté. L’exposition aux radiofréquences serait cumulative, notamment en raison du bombardement croissant auquel toute personne en milieu urbain est désormais la victime involontaire.

Le rapport relève, entre autres effets biologiques reconnus des radiofréquences, « une perméabilité accrue de la barrière hémato-encéphalique du cerveau (Eberhardt, 2008), des effets négatifs sur la qualité du sperme, des lésions de la double échelle de l’ADN qui peuvent déclencher un cancer (Phillips, 2011), l’activation du gène de stress comme s’il réagissait à une toxine (Blank, 2011), ainsi qu’une altération du métabolisme du glucose dans le cerveau (Volkow, 2011) ». Autant d’effets potentiels sérieux qui ont conduit le Dr Namkung à recommander l’application du principe de précaution.

A suivre...